Il est des jours où le temps et linspiration font défaut, ou sont exploités à autre chose. Dans ce cas, on sous-traite, comme tout acteur économique.
Nous avons donc détecté le texte dun SDF anti-militariste et allergique au képi. Surprenant.
Si lauteur oublie parfois quelques notions dorthographe dont nous discutons en bas de page (Eh oui, pourquoi ne pas communiquer par notes de bas de page interposées ?), que nous avons tenté de corriger, il ne manque pas de verve.
Bien à vous,
Nobod
L'uniforme... Saturation générale!!!!
La période Sarkozy t'a refoutu au goût du jour l'uniforme dans notre univers quotidien. On ne flirte plus l'oppression, on en est à la galoche à ce niveau.
A cette heure où l'on glorifie à chaque seconde de notre vie la police, la gendarmerie, les murs, les brigades scientifiques, et autre corps spécialisés (on en découvre tous les jours), et bien je sature! Nous saturons! La masse populaire sature. Tu es martulés ([1]) tous les soirs avec des série policières, toutes plus débiles les unes que les autres, dont les héros ont forcément un képi vissé sur le crâne, des pétards à la ceinture ou le fameux brassard orange encerclant les biceps. Ils sont beaux, ils sont intègres, ils ont une vie aventureuse et passionnante. Des icônes. Bref, comme il faut que tu puisses t'identifier, il faut bien les humaniser les bougres. Alors les scénaristes ont un cahier des charges des plus précis. Tu penses! Outre la contrainte du formatage minuté et séquencé inhérente au produit et commune à tous les écrits audiovisuels, ils ont le devoir de nous faire partager la vie privée de protagonistes. Passionnant!
Ils sont peut être les héros de notre société, mais ce sont des gens comme toi et moi avec des tracas, un conjoint, des mômes et un banquier insistant ([2]). Il y aura forcément le point de non retour dans la dernière séquence où le héros ([3]) devra faire face à un dilemme existentiel sur la façon dont il doit exercer son métier. Les foyers sont en haleine. Ils prennent des notes pour agrémenter les conversations chez le coiffeur.
Les scénaristes doivent donc contractuellement nous humaniser nos flics. Leurs problèmes amoureux, de fric, de logement, de famille, de santé (de fuites urinaires... si si déjà vu) et j'en passe. Rien ne nous est épargné. L'enquête, on s'en secoue les joyeuses, elle n'est qu'un prétexte pour nous montrer nos héros au sens de l'abnégation hors du commun dans leur quotidien. Ils sont comme toi. Ils sont toi. Sauf que toi t'es tranquillement installé à siroter ta Kro pendant qu'eux ils se font tirer dessus.
Et c'est pas fini! Quand c'est pas l'institution de la fiction télé à la française qui s'évertue à nous sublimer nos fonctionnaires armés c'est l'autre institution, cette fois celle de l'information, qui nous innonde ([4]) de reportages sur nos protecteurs. Tu sais tout maintenant. Comment ils sont équipés, combien ils touchent, etc...
Mais si vous saviez comme on s'en tape, journalistes de mes génitoires ! Est ce vraiment primordial de nous imposer des sujets aussi vitaux que de savoir comment les condés pissent, baisent et bectent! Tu vas voires ([5]) que dans quelques temps on aura un loft story au sein d'une brigade. Une sorte de "keuf académy" mais sans avoir la joie de pouvoir éliminer un de ses membres. ( on aurait le droit à une nouvelle grève de nos cheminots en guise de solidarité). Même toi Arthur, je ne pense pas que tu puisses réussir ce miracle.
Immagines ([6])....
Quelle jouissance se serait d'assister en prime time un samedi, présenté par Flavie Flament (autant combiner les plaisirs) d'assister en direct à une élimination. On verrait un de ces fonctionnaires désigné à coups de sms à 100 balles repartir la queue entre les pattes et le képi en berne, de sa brigade décorée pour l'occasion comme un bungalow de club med.
Nous aurions des moments de télé aussi riches et cultes que par exemple:
- Le gendarme Albert apprend à écrire grâce au correcteur d'orthographe de son PC. ( le fameux: Ah tient? Albert çà prend un T!)
- Une convocation chez la colonel (Alexia Laroche Joubert, plus bandante que jamais en uniforme) pour le lieutenant machin qui a défoncé la machine à café en mimant une sodomie à ses collègues ([7]).
Alors après des nominations aux critères aussi divers que l'entraînement au tir, la ponctualité au bureau, le style des rapports ou l'élégance en uniforme vous auriez le choix de virer celui que vous voulez. Pour éliminer le brigadier Dupont qui pendant toute la semaine a rechigné pour les permanences, tapez 1. Pour gicler le commandant Truc qui a collé un blâme à l'adjudant Bidule pour un refus d'échange de RTT, tapez 2, etc...
25 millions d'euros plus tard vous pourrez savoir qui pointera à l'ANPE dès le lendemain. Et le grand vainqueur, super flic donc, empochera un grade de préfet pour le reste de sa carrière. Alors ensuite, tournées et tout le tintoin ([8]) sur les routes de France. Les huits ([9]) premiers formant ainsi la patrouille d'élite de la gendarmerie nationale que le pays s'est choisit ([10]) pour se faire niquer le permis. Et à la remise du PV tu n'oublieras pas de demander un autographe sur le képi de ton héro (x2
) préféré que tu auras gagné au super concour ([11]) de l'été de Nesquik.
Peut être qu'après tout il faudra en passer par là pour qu'on arrête de nous les briser avec nos flics.
Par Buenavista, que lon remercie pour son heureuse contribution.
Vos commentaires