Vous avez peut-être lu ce bouquin assez drôle « Le Diable s’habille en Prada » de Lauren Weisberger. Cela vous a donné une image de Prada un peu inquiétante.
Vous avez peut-être déjà essayé de vous connecter sur www.prada.com, et cela a été une expérience courte : il n’y a qu’une page. Faire un site web, c’est bon pour les beaufs.
Prada est comme ça. Prada te méprise, Prada ne vend pas des vêtements de mode, Prada crée des œuvres d’art, avec parcimonie.
Dernière confrontation en date, la boutique Prada de New York, croisement de Broadway et Prince st. On entre dans le grand Nawak, à moins que ce ne soit le nec plus ultra. C’est selon. La boutique ne dispose pas d’enseigne, ça ne sert à rien. Le magasin est gigantesque, mais l’espace de vente est ridiculement petit, caché dans un sous-sol dont les plâtres ne sont pas terminés. Le reste de la boutique est consacré à... rien. Toboggan géant, escalier descendant nulle part, ascenseur immense, inscriptions au mur (alphabet, chiffres, mots).
Quelques vendeurs. Pas un client.
Ni Dieu, ni Maître. Ni musée, ni boutique. Prada.
Bien à vous,
Nobod
Par Nobod
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Publié dans : New York City
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